Sapeurs-pompiers
de Loir-et-Cher

Actualité du 07/12/2020
Un élève colonel en immersion

Arrivé le 30 novembre à Blois, le commandant Pierre Hierholtz partage pendant trois semaines le quotidien du colonel Christophe Magny, directeur du Service départemental d’incendie et de secours de Loir-et-Cher (SDIS 41), dans le cadre d’une immersion. Elève colonel à l’Ecole nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers (ENSOSP) depuis le mois de septembre 2020, Pierre Hierholtz était auparavant chef de groupement territorial à Châteaudun, en Eure-et-Loir.


Un élève colonel en immersion

Arrivé le 30 novembre à Blois, le commandant Pierre Hierholtz va partager pendant trois semaines le quotidien du colonel Christophe Magny, directeur du Service départemental d’incendie et de secours de Loir-et-Cher (SDIS 41). Elève colonel à l’Ecole nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers (ENSOSP) depuis le mois de septembre 2020, Pierre Hierholtz était chef de groupement territorial à Châteaudun, en Eure-et-Loir, depuis huit ans.

L’un des différents modules prévus dans le cadre de sa formation prévoit trois immersions professionnelles d’une durée de trois semaines chacune, que le commandant va donc effectuer successivement au sein du SDIS 41, puis au Conseil départemental et à la Préfecture de Loir-et-Cher. Le colonel Magny sera son référent durant ces neuf semaines et rendra un bilan de stage.

S'ouvrir à l'extérieur

Cet accueil présente différents intérêts aux yeux du directeur départemental : « Pour progresser, il faut s’ouvrir à l’extérieur. Cela nous oblige à exprimer et à formaliser nos actions et le sens de nos missions. C’est toujours intéressant d’entendre les interrogations de quelqu’un d’extérieur, qui porte un nouveau regard et utilise un autre langage. Par ailleurs, un poste d’adjoint sera bientôt vacant au SDIS 41. Cela permet de faire connaître ce futur besoin en recrutement. »

Pour le commandant Hierholtz, il s’agit d’une expérience « énorme », qui lui permet de « voir ce à quoi on aspire, deviner l’écueil avant d’y être confronté, lutter contre les déficiences et prendre conscience des enjeux relationnels. » Conscient de la chance que les élèves-officiers ont, aujourd’hui, d’être détachés de toute autre mission opérationnelle pour « se consacrer pleinement à ce que l’on doit intégrer », il en profite à plein.

Avec 17 autres élèves-officiers, il s’est lancé dans un véritable marathon qui durera jusqu’en juillet 2021. Tout a commencé par une semaine d’échanges à l’Ecole nationale d’Aix-en-Provence, « pour évoquer la communication, les relations interpersonnelles, pour savoir mieux se mettre à la place de l’autre. » Depuis, les modules s’enchaînent – en distanciel du fait de la pandémie : Droit des collectivités territoriales (communes et conseils départementaux), Gestion de service avec un focus important sur les finances et les ressources humaines, Gestion de crise et relations avec les services de l’Etat…

Être rapidement opérationnel

Les immersions complètent ces apprentissages par une « approche concrète de la gouvernance dans toutes ses dimensions ». Pierre Hierholtz compte bien optimiser son temps et ne perd pas une seconde. Il observe et « regarde le chef anticiper pour pouvoir faire de même et être rapidement opérationnel ». Il interroge, mesure et enregistre toutes les décisions quotidiennes, tous les arbitrages inhérents à la fonction de directeur départemental.

A l’issue, les différents élèves qui auront produit leurs rapports d’étonnement, de recherche et leur mémoire, seront précisément évalués pour candidater aux postes de directeurs adjoints et de directeurs disponibles correspondant le mieux à leurs profils respectifs. Trois candidats seront proposés pour chaque poste. Ce sera l’heure, pour Pierre Hierholtz d’entamer une nouvelle page de son histoire, au cœur de « ce métier qui fait que je suis heureux ». Mais, pour l’instant, le commandant en est au chapitre SDIS 41.


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